Home » Chroniques

Il faut sauver les soldats du scialet Robin

11 août 2010 Aucun commentaire

La découverte du scialet Robin s’est rapidement ébruitée. Une concertation parfois tendue a été nécessaire pourcoordonner l’exploration et la topographie, tout en choisissant les cheminements respectant au mieux le concrétionnement. La beauté des puits, des galeries et du concrétionnement, alliée à la facilité de l’exploration, attire de nombreuses équipes de différentes régions. Des repères réféchissants et des centaines de mètres de fil ont été disposés pour guider les visiteurs. Malgré ces précautions, et avant même la fin des travaux de balisage, une des plus belles concrétions de la Salle Blanche a été détruite suite à une glissade, alors que nous pensions avoir fait le maximum pour la protéger…

Ceux qui ont participé au balisage se permettent donc de rappeler la fragilité de cette cavité, et l’importance de ne pas s’écarter du cheminement prescrit. Soyez très vigilants, surtout avec des personnes peu expérimentées.

En plus des panneaux d’information que vous trouverez aux endroits sensibles,   voici quelques conseils pour profiter pleinement de la balade et laisser les lieux tels que vous les avez trouvés :

De la Lucarne à l’escalade des Choux-fleurs, en passantpar la Salle Blanche, tout a été fouillé, et nous avons choisi de restreindre le passage à un itinéraire unique. Si vous voyez d’autres traces, elles sont malheureusement dues à nos propres erreurs lors de la première… La belle conduite forcée blanche près du Gour des Soldats a été dégradée en trois passages, nous l’avons fermée, il faut absolument faire le détour par les étroitures boueuses. Et si vous faites des photos replacez bien les fils.

La galerie des Manchots foisonne de cristaux d’aragonite, gardez bien les bras le long du corps, et ne vous tournez surtout pas de côté si vous avez un kit à l’épaule…

La Rivière de Calcite, extrêmement photogénique, exige que l’on se déchausse sur une vingtaine de mètres, et quel’on reste bien au milieu de la galerie, car en bordure le plancher stalagmitique est terriblement fragile. Un balisage n’est pas possible, mais il faut rester au centre ! Et nous avons choisi de ne pas fouiller les départs sur les côtés, qui doivent jonctionner avec le Collecteur. Pour ceux qui souhaitent fouiller, le Labyrinthe est encore loin d’avoir livré tous ses secrets ! Et les suçoirs doivent bien aller quelque part ?

Enfin quelques correctifs par rapport aux articles parus dans LSD :
– La trémie en bas du premier puits, bien que purgée plusieurs fois, est encore dangereuse: éviter de stationner au pied du deuxième puits…
– Il n’y a pas de risque d’être bloqué longtemps en cas d’orage, mais en période de fonte des neiges ou de pluies durables le grand puits arrose fortement et nous n’avons pas trouvé d’équipement vraiment hors d’eau. Consulter la météo peut faire gagner pas mal de temps.