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~ Courriers Souterrains [24/09/2001] ~
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Le 24 septembre 2001 :
les Sapeurs Pompiers de France nous écrivent en référence à l'article publié dans Spéléo 38 page 6. |
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(…)
Des sapeurs-pompiers spécialisés, professionnels et volontaires, participent depuis longtemps aux secours souterrains. Qu'ils soient équipiers, chefs d'équipes, artificiers ou plongeurs spécialisés, tous bénéficient non seulement d'une formation très poussée mais aussi d'une pratique régulière. Leur compétence ne saurait être contestée. De nombreux spéléologues, notamment au sein du Spéléo Secours Français (SSF), avec qui nous travaillons depuis plusieurs années, pourront en témoigner. Les 230 000 sapeurs-pompiers de France se dévouent au quotidien pour porter secours à leurs concitoyens, que se soit en cas d'incendie, sur la voie publique, sur les routes, ou dans les milieux plus spécifiques comme sous terre, en mer ou en montagne. Dans tous les cas, les équipes spécialisés de sapeurs-pompiers coopèrent étroitement avec les autres services chargés de ces secours et contrairement à ce qui est affirmé dans votre article, sans jamais en demander l'exclusivité. Nous ne saurions donc permettre à quiconque de remettre en cause leur dévouement ou leur savoir-faire. A travers quelques exemples spécieux, cet article laisse entendre que les sapeurs-pompiers accorderaient plus d'attention à leurs éventuels bénéfices personnels qu'à leur mission. Eux-aussi auraient certainement des " anectodes " à raconter, qui ne seraient pas à l'avantage de certaines associations, mais polémiquer autour de tels propos n'élèverait pas le débat, et nous ne le ferons donc pas. Comme le remarque pertinemment votre journaliste, les sapeurs-pompiers bénéficient déjà d'une excellente image auprès du public. Par ailleurs, ils prennent chaque jour des risques considérables pour protéger les personnes, les biens et l'environnement. Quelle meilleure preuve de civisme pourrait-on leur demander ? Comment peut-on les accuser de mener leurs opérations pour leur propre bénéfice financier ou médiatique, et non pour celui des personnes en danger ? Par ailleurs, de quelle compétence dispose donc votre journaliste pour se permettre de porter jugement sur tel ou tel service de l'Etat dans des domaines aussi divers que les secours en mer ou le secours en montagne, bien éloignés de la spéléologie ? La FNSPF ne peut accepter de telles attaques envers les sapeurs-pompiers de France et veillera à ce que leur droit de réponse soit appliqué. Si vous souhaitez mener un réel travail de journaliste sur le secours souterrain, je suis persuadé que les sapeurs-pompiers sauront vous accueillir et répondre à vos questions. Dans cette attente, je vous pris d'agréer, Monsieur, mes salutations.
Colonel Daniel ORLY, président de la FNSPF
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