Tony dans le passage de la conduite forcée
avant d'arriver dans le méandre supérieur, grotte de Castelbouc
Photo : Thierry Aubé
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Je me rappelle de cette remarque souvent entendue : « mais mon brave monsieur,
tout fout le camp ». On pourra sérieusement le penser à la vue des innombrables
dossiers en cours, toujours renouvelés, ressortant à la moindre occasion.
Vous connaissez le serpent qui se mord la queue ? Malheureusement ces dossiers
tentaculaires tendent majoritairement vers une restriction de notre
liberté de pratiquer notre loisir de plein air, pourtant reconnu
d’utilité public par l’État. Je sais ; je me répète.
Aujourd’hui, certains élus remettent en cause le principe fondamental
de la solidarité française en matière de secours (pages 5, 22 et 23)
instauré au xviiie siècle par Napoléon. Nous ne sommes pas les seuls à être
outrés ; tous les amoureux du domaine montagnard préviennent nos responsables
politiques de cette ineptie.
Il existe bien d’autres sujets cruciaux comme la pratique du canyon qui
devient de plus en plus restrictive, la plongée souterraine dans certains
départements, impossible. La visite de nos rivières souterraines est également
en péril. Je pourrai en décliner des sujets sensibles sous forme d’une
longue litanie ! Heureusement des rayons lumineux existent comme le pompage de
Castelbouc (article central) où le groupe uni et solidaire a réussi un exploit
technique pour une véritable connaissance du Causse souterrain.
Ou encore la Commission Jeune qui a su motiver leurs aînés pour organiser
une grande opération de restauration (page 29). Des exemples qui prouvent que tout
n’est pas perdu ; qu’il y a toujours de l’espoir… pour une prochaine expédition…
Serge Caillault
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