La galerie de l’Oiseau à sec
réseau de Pâques 1, grotte de Pâques.
Photo de Patrick Michel & Serge Poirot
avec l’assistance technique du Club Martel, CAF Nice
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Archéologie…
Nous étions sur l’autoroute, de retour d’une séance de photographie dans la grotte Chauvet.
Nous échangions sur ce que nous ferions si par hasard, au cours de nos prospections, nous trouvions
une caverne avec dans son sein des vestiges préhistoriques… Délicate question, à la vue des expériences
que nous connaissons tous. La dernière en date : la grotte de Vilhonneur en Charente où l’on compare la
cavité à une petite “Lascaux” et aussitôt l’avidité humaine fait surface : un trésor… mais j’ai droit à…
Qui est l’inventeur ? Début de querelles sans fin… nauséabondes.
Revenons à nos palabres. Faut-il déclarer notre découverte auprès des services administrative concernés comme
la loi le stipule ; quitte à être dépossédé de toute reconnaissance par l’archéologue en service, désigné pour accomplir
ses recherches. Ne plus posséder l’autorisation de poursuivre nos explorations spéléologiques. Ils oublient, comme par amnésie
spontanée, que toutes les découvertes majeures concernant nos ancêtres sont situées dans les arcanes souterraines.
Ou faut-il visiter la dite cavité, égoïstement, sans rien dire, puis boucher définitivement la grotte !
Mais alors la conscience risque de peser de plus en plus lourd. Comment garder un tel secret ? toute une vie ?
Nous avons fini nos échanges sur le bilan (amère) de ne jamais, au grand jamais, découvrir un site archéologique.
Uniquement pour préserver notre tranquillité d’explorateur souterrain. Néanmoins cela s’avéra un vœu pieu ayant eu
l’opportunité de participer à la découverte de quelques fresques rupestres à Bornéo et plus récemment
au Chili sur Madre de Dios.
Serge Caillault
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