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Articles tagué avec : Karsto

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[26 sept 2014 | Aucun commentaire | ]
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Nous avons été gâtés par la météo ces derniers mois ! Que d’eau, que d’eau… En France toutefois, car dans les pays nordiques, on n’avait jamais vu jusqu’alors des incendies de forêt ! Est-ce dû au réchauffement, au changement ou au dérèglement climatique ? Que sais-je ? Il va falloir s’adapter pour explorer nos cavités actives et trouver la bonne fenêtre météo. Car en parlant météo, cet été, dans nos contrées alpines, elle n’a jamais été très fiable. À croire que tous les ingénieurs climatiques étaient en vacances (ils en ont le droit). Ont-ils été remplacés par des stagiaires qui effectuaient leurs premières prévisions ! Dégradations du service public au bénéfice de sites payants ? Allez savoir… Quoi qu’il arrive, après plusieurs excursions souterraines annulées pour cause d’intempéries et en cherchant comment passer à travers les gouttes, j’ai regardé du côté des alpinistes. J’avais tendance à dire que dans la pratique spéléo l’heure était un facteur secondaire. L’envie me prend et me voilà en direction d’une cavité de jour comme de nuit, du matin comme de l’après-midi. Cela reste possible pour les grottes dites fossiles, mais voilà pour les cavernes sensibles aux crues, il va falloir s’adapter encore plus. Pourquoi ne pas débuter l’exploration à quatre heures du matin pour échapper aux orages du soir ? Être chez soi à observer les éclairs sans pouvoir cependant, regarder sa moisson photographique, au risque de dégrader son ordinateur… Quelle vie ! Restons optimistes avec toute cette eau, les cavités ont dû se creuser…

Au fait, pendant que j’y pense : à quoi sert d’équiper un puits hors crue quand, quoi qu’il arrive il ne se franchit plus dès qu’approche une averse ! ?

Et des chemins de pluie pour unique bonsoir,

- Avec le vent d’ouest écoutez-le vouloir,

- Le plat pays qui est le mien…

C’est sur ces quelques vers de Jacques Brel que nous vous offrons dans les pages qui suivent un dossier spécial « spéléo chez les Belges », nos voisins de toujours, nos compagnons de brume, nos frères d’explorations…

Serge Caillault

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[18 juin 2014 | Aucun commentaire | ]
Spéléo Mag 68

C’est la fin des départements français… Tel est l’annonce faite, il y a peu, par notre gouvernement actuel. Cette annonce choc a, je crois un objectif : mettre fin au millefeuille territorial spécifique à la France et donc réaliser des économies. C’est supprimer un échelon et éviter les doublons administratifs. C’est garantir ­normalement plus d’efficacité pour un meilleur service auprès du citoyen.

Vous allez me dire, oui et alors ? C’est si loin de nos préoccupations souterraines ? Eh bien, cela a été un big bang dans ma tête, quand j’ai (enfin) compris que cette réforme institutionnelle touchera également notre petite vie de spéléologues locaux ou départementaux. La conséquence est me semble-t-il, si j’ai bien compris, la fin également de nos Comité Départementaux de Spéléologie !

La réforme fait émerger deux piliers, les régions et les intercommunalités. Les départements seront voués à devenir une entité géographique et culturelle ­dépourvue de pouvoirs. Fini les présidents de CDS et autres bureaux sur lesquels on pouvait se référer pour recevoir des subventions, partager nos premières, râler sur la dernière décision de la fédération, discuter technique ou équipement fixe, que sais-je encore !

l’État fixe même des limites : le 1er janvier 2017, la loi établira une nouvelle carte des régions qui n’auront pas fusionné spontanément. En complément, une nouvelle carte intercommunale, « correspondant aux bassins de vie » sera mise en place pour 2018.

Cela veut-il dire qu’il n’y aura plus de bulletins départementaux qui retracent la vie et les découvertes du spéléologue ? Il y aura-t-il alors des ouvrages « intercommunaux » ou régionaux ou pourquoi pas par massifs karstiques ? Tout cela nous éloigne du terrain, peut-être, mais nous devons néanmoins rester vigilants pour que notre pratique sportive (de plein air) et scientifique ne soit pas entravées par de ­nouveaux « petits barons politiques » et que l’intelligence l’emporte…

La période estivale est là. Concentrons nous sur nos futures explorations…

Serge Caillault

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[23 jan 2012 | Aucun commentaire | ]
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Voici l’hiver… Si nous échangions sur les glacières souterraines pour ensuite mieux les découvrir et les appréhender ? C’est en effet l’occasion d’aborder un univers paradoxal fait de solidité et de mouvement. Univers doublement paradoxale, devrais-je dire, car ce n’est pas au cœur de l’hiver que les glacières sont accessibles à l’exploration. C’est la fin de l’automne qui les voit s’ouvrir pour une période très courte. Ce n’est également qu’une fois le temps des grands froids terminés, à l’aube du ­printemps, que la cavité se dévoile, habillée de ses plus beaux apparats faits de décors translucides aux mille éclats, construit patiemment dans le silence hivernal. Au fil du temps la grotte se transforme, laissant place, à la surprise du spéléologue, à un décorum resplendissant où tout n’est qu’équilibre, à la fois figé et instable, solide et liquide, translucide et coloré !
Il est un fait que depuis quelques décennies, nos glaciers nocturnes s’amenuisent peu à peu. La glace va-t-elle disparaître de nos latitudes ? Encore une question paradoxale lorsque l’on s’intéresse aux deux cavernes présentées dans les pages de ce numéro. L’une, le Chourum Clot dans le massif du Dévoluy, qui ­thésaurise son apport neigeux, nous empêchant de nous insinuer jusqu’à son tréfond, sauf à de rares occasions. Pourtant au fond, tout là-bas, existe un courant d’air prometteur…
L’autre, le gouffre du Scarasson dans les Alpes-Maritimes (cf. Spéléo mag 64 et 68) étudié depuis plus de quatre ans, qui perd inexorablement (à tout jamais ?) son glacier. Néanmoins comme dans un ultime sursaut et pour éviter tout oubli, le gouffre offre au spectateur des bulles uniques et esthétiques qui interrogent les scientifiques. Dernier sursaut avant de laisser la place à un univers minéral immuable ! Dérangée uniquement par quelques curieux méditants sur le passé scintillant de la grotte. Équilibre, tout n’est équilibre. À nous d’essayer de les respecter.
En ce début d’année 2012, l’ensemble de l’équipe de votre revue vous souhaite une excellente année d’exploration.

Serge Caillault

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[19 juil 2010 | Aucun commentaire | ]
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La spéléologie de demain se fera-t-elle derrière des grilles ?
Nous n’avons jamais aussi bien incarné l’image de la  » France d’en bas  » !
Voir même celle du sous-sol ! Petits spéléologues sans pouvoir… Il suffit d’écrire que le spéléo pollue plus que le troupeau de bovins installé sur le bassin de n’importe quelle vallée pour que cela soit considéré comme une vérité absolue et qu’il en profite pour installer une petite grille… oh, une toute petite grille… C’est contre ces inepties administratives et humaines que nous devons nous unir pour défendre notre terrain d’exploration, d’activité de plein air, de passion…