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Articles tagué avec : Savoie

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[14 Juil 2011 | 2 commentaires | ]

Une question me trotte dans la tête depuis quelque temps déjà. Je n’ose vous la soumettre : aujourd’hui, faut-il encore équiper les gouffres hors crue ? ! Une interrogation qui paraît bien saugrenue n’est-ce pas ! Elle semble à l’inverse des préconisations diffusées depuis toujours par notre enseignement spéléologique. La progression souterraine évolue en permanence, parfois influencée par des modes passagères. Observons un puits lambda. Nous trouvons des pitons et des spits qui datent de l’époque des échelles souples. Ils sont installés généralement au ras de la margelle, souvent à la hauteur des chevilles où le confort et les frottements n’étaient qu’une vue de l’esprit. Puis vint la généralisation de la remontée sur corde simple. Les ancrages sont installés afin que notre ficelle ne touche pas, en aucune mesure, la paroi. Après quelques événements dus à l’arrivée soudaine d’eau empêchant toute remontée vers la surface, nous avons cherché à équiper le plus loin possible de la colonne de liquide, parfois au prix de quelques acrobaties. Enfin l’élévation sur corde au moyen du bloqueur de pied a fait évoluer la philosophie de notre progression. Elle s’apparente étrangement au style de la remontée sur nos bonnes vieilles échelles d’antan. Un équipement contre paroi s’avère par conséquent plus performant, plus agréable, moins épuisant qu’une montée plein vide, en fil d’araignée ; il économise aussi les longues mains courantes, donc du poids, du temps, etc. Le frottement zéro reste préconisé même si les fabricants de corde cherchent et proposent depuis peu des produits résistant nettement mieux à l’abrasion. La science météorologique a bien évolué. Elle est devenue fiable sur plusieurs jours et précise sur une journée. Quand nous avons la certitude du « créneau » beau temps pendant toute notre course souterraine alors pourquoi persévérer à équiper hors eau, quand elle n’est pas au rendez-vous. L’himalayiste joue déjà avec les prévisions météo via son routeur pour tenter son sommet entre deux averses de neige… Les marins au long cours également… L’équipement souterrain fixe, prévu sur une longue période mérite toutefois d’être installé hors de la colonne d’eau. Bonnes explorations estivales.

Serge Caillault

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[11 Août 2010 | Commentaires fermés sur Spéléo Magazine n°69 | ]

Généralement, lors des interviews ou des échanges que je peux avoir avec des personnes complètement étrangères au milieu de la spéléologie, j’ai ces fameuses questions : mais qui êtes-vous, spéléologues? Que cherchez-vous vraiment, làbas, sous terre, dans le noir et l’humidité?

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[11 Août 2010 | Commentaires fermés sur Spéléo Magazine n°65 | ]

Une fois n’est pas coutume, nous nous sommes aventurés dans les dessous artificiels de la Terre, plus exactement dans les mines de cuivre et de fer de Saint-Georged’Hurtières en Savoie près d’Aiguebelle. Nous étions accompagnés par un maître en la matière: Robert Durand.

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[5 Août 2010 | Commentaires fermés sur Spéléo Magazine n°60 | ]

Parmi les joies que nous offre l’exploration souterraine, il y a bien sûr celle de la très grande profondeur, qui nous entraîne maintenant au-delà des -2000, une cote qu’on n’imaginait pas il y a seulement quelques années. Mais il y a aussi la construction patiente d’un grand réseau, à coup de jonctions successives entre des cavités déjà connues, dont on sait qu’elles sont en relation géologique, et dont on pressent la connexion humaine…